tout,dix-neuf tués. Ilne fallait pas laisser de témoin, il fallaittuerdansl'anonymat en
catimini, comme les Dioulas.
Lestueurs se dirigèrent ensuite vers l'évêché. Lecardinal J\kré était absent. il
accompagnait lePrésident Gbagbo dans sonvoyageclRome. C'estdonclevicaire qui les
reçut. Illeur garantit que le généralGueï n'était pasùl'évêché. Dès leur départ, le vicaire
téléphona au cardinal pour demander des instructions. Il les attendaitencorequant, Ùsa
surprise, ilentenditla radio France international annoncer que le genera; Gucïs'était réfugié
ùla cathédrale. La suite ne se fitpas entendre. Lestueurs revinrent sur leu r pas, pénétrèrent
deforce dans lacathédrale ets'emparèrent du pauvre général.
Ilsjurèrent au vicaire sur leur parole dechrétiens, que Gueï aurait la vic sauve.
Etle groupebétédel'entouragedeGbagbo (d'après l'enquête del'ONU)selançaàla
recherche dugénéral Gueï.Lepauvre général n'était aucourant de riendans le complot il
n'y participait pas. Ceux qui dirigeaient la conspiration étaient des ennemis jurés. Averti cie
leur arrivée et deleur intention, lemalheureux alla se cacher à l'évêché, se plaçantsousla
protection du chefdel' église de la Côte-d'Ivoire.
Les